Un Amour Infini | Kabbalah Centre France

Un Amour Infini

N'est-ce pas un sentiment agréable quand vous sortez et prenez une bonne bouffée d'air frais? Remplir ses poumons d'oxygène, nous fais se sentir plus sûr de nous et plus dynamique. L'air porte en lui l'énergie du Divin et en partageant cela avec nous, il permet au monde entier et à tous ses habitants d'en prendre sans préjugés. Beaucoup de traditions lui ont donné beaucoup de noms. On l'appelle parfois "prana" ou "chi" mais c'est le souffle de vie. C'est partout et toujours abondant. Cette force vitale, ne connait aucune discrimination, se déplace vers chaque personne, chaque  animal et chaque arbre également. C'est gratuit et sans limite. Cette énergie invisible de la vie représente l'abondance de l'amour du Créateur pour nous et pourtant, il y a d'une manière ou d'une autre des moments où nous ressentons le manque malgré tout. Nous ne reconnaissons pas l'abondance qui est la nôtre et ainsi,  nous pouvons nous sentir épuisés et démunis, ou que quelqu'un d'autre a quelque chose de plus que nous. De telles pensées, cependant, sont illusoires. Quand des nuages ​​sombres couvrent le soleil, le soleil ne brille-t-il pas encore, soutenant tous les êtres vivants? Les sentiments de manque ne sont que des nuages ​​noirs couvrant la vérité de l'abondance infinie qui existe pour chacun de nous dans cet Univers. Comme la quantité inépuisable d'air qui se répand à travers le globe, l'Univers abonde de la Lumière du Divin. Cette semaine, nous sommes confrontés à nos illusions.

 

Le cosmos nous aide à voir passer ces nuages ​​sombres vers la lumière qui nous attend. Si nous pouvions nous arrêter un instant et prendre une respiration profonde, nous découvririons sûrement que l'univers ne manque jamais de rien mais au contraire qu'il déborde d'énergie, d'idées, de prospérité et surtout, d'amour infini.

 

Cette semaine, notre guide et antidote est la partie de "Korach". Korach était le nom d'un des Israélites. Même après l'amour et les miracles que Korach avait vus, il commença à ressentir un manque et un doute dans sa vie. Il estima que Moïse et Aaron, les dirigeants nommés par le Créateur, n'étaient plus dignes de diriger. Il voulait prendre le contrôle. Il ressentait la peur et ne faisait plus confiance à son processus, ni au processus des Israélites. Korach, avec d'autres Israélites, a déclenché une révolte, une rébellion contre Moïse et Aaron et par extension, contre le Créateur, Lui-même. Ils ne ressentaient ni ne faisaient plus confiance en l'amour ou au plan Divin. Ils voulaient entrer dans le processus et s'impliquer au lieu de faire confiance et de permettre au Créateur, à Moïse et à Aaron de les diriger. La révolte a conduit le Créateur à enfouir Korach et ses disciples dans la terre et ils ont tous péri,  littéralement avalé par la terre. Même si Moïse et Aaron étaient des messagers du Créateur, Korach et son groupe, consumés par la peur et le sentiment de pauvreté, ne voyaient plus en eux que négativité. Le jour suivant les Israélites dans leur ensemble maintenant, accusèrent Moïse et Aaron d'avoir tué Korach et ses disciples. Même si l'intégrité de Moïse et d'Aaron avait déjà été établie dans le passé, le Créateur donna au peuple un autre signe pour réassurer les Israélites que Moïse et Aaron étaient en effet leurs vrais leaders et qu'ils pouvaient leur faire confiance. L'amour et le plan du Créateur étaient toujours là et montrés plusieurs fois aux Israélites, mais ils étaient parfois remplis de peur et de doute. Comme l'air autour d'eux, invisible et englobant tout, il en était de même pour l'amour du Créateur, mais ils ne pouvaient plus s'y connecter. Ils tombèrent dans les nuages ​​noirs du manque et de la peur.

 

Comme dans toutes les portions de la Bible, nous lisons à propos de personnes qui ont vécu il y a des milliers d'années, mais nous lisons en fait à propos de nous-mêmes, aujourd'hui. C'est la magie de la Torah. C'est notre guide, comme un remontant qui nous est donné juste au moment précis de l'année ou il nous faut combattre les forces célestes à portée de main. Plusieurs fois, dans notre vie, nous aussi, doutons de notre processus. Nous voyons les autres dans des positions que nous envions ou possédant des choses que nous désirons. Nous nous demandons nous aussi si le Créateur nous a oubliés, ou si même le Créateur nous aime toujours. Comme les Israélites dans le désert, nous devenons effrayés et nous pouvons oublier en une seconde l'amour et les plans du Créateur. Au lieu de «lâcher prise et laisser Dieu faire», nous pouvons nous trouver en panique voulant nous impliquer, gérer et contrôler. C'est notre leçon cette semaine et la leçon de Korach. Dans les moments et les périodes de peur et de doute, il nous appartient de faire une pause et de respirer profondément, en nous rappelant que le Créateur nous aime, qu'il veut le meilleur pour nous et qu'il a un plan parfait. Les moments où nous voulons abandonner et jeter l'éponge, nous pouvons rétablir le lien avec la Divinité qui est à l'intérieur de nous, et ressentir de nouveau l'abondance et l'amour que l'Univers nous réserve.

 

Cette semaine dans votre méditation, sortez à l'air frais, peut-être sur une plage ou dans une belle prairie et inspirez.
Respirez profondément. Comme vous le faites, laissez les peurs, les soucis et le manque se dissiper. Rappelez-vous qu'il n'y a pas de pauvreté dans le Cosmos. L'amour du Créateur est comme l'air, omniprésent, nous en fournissant ses bienfaits à jamais et pour toujours. Laissez le "prana", le "chi", ce souffle de vie remplir vos poumons et satisfaire votre esprit. L'air est infini et l'amour aussi. Le stress, l'anxiété et les doutes sont vaincus et vous êtes calme. Donnez-vous la permission de ressentir la paix dans votre cœur, sachant que l'amour est sans fin et qu'il remplit notre être et notre monde.

 

En effet, comme l'air, le Créateur est partout et fait partie de tout. Parfois, tout ce dont nous avons besoin pour renouveler notre connexion avec lui est de prendre une respiration profonde et de nous rappeler que le Créateur est, en effet, avec nous, pour toujours.

Karen