La Vérité Que Nous Cherchons | Kabbalah Centre France

La Vérité Que Nous Cherchons

La Vérité Que Nous CherchonsLe mois de la Vierge nous conduit vers Rosh Hashanah, qui, nous le savons, d’un point de vue kabbalistique n’est pas une fête religieuse mais plutôt le jour qui marque la naissance de l’humanité, une ouverture cosmique qui fournit à chacun d’entre nous une ardoise vierge pour l’année à venir.

En effet, les traits d’une personne née sous le signe de la Vierge comprennent cette énergie de nettoyage. En outre, mise à part leur amour pour le rangement et l’ordre sur le plan matériel, les natifs de la Vierge aiment aussi se concentrer sur les petits détails et ont une capacité fascinante à pointer du doigt ce qui, la plupart du temps, peut passer inaperçu, notamment les choses qui ne sont pas à leur place.

Serviteurs naturels de l’univers, les natifs de la Vierge sont gouvernés par l’un des signes du zodiaque les plus exigeants et les plus laborieux. Cependant, pour nous tous, Vierge ou pas, cette énergie nous garantit la persévérance et le dévouement qui nous sont nécessaires pour aller de l’avant dans notre travail spirituel. Et nous allons avoir besoin de chaque once de cette énergie car le véritable travail de croissance spirituelle est difficile.

La raison en est que, selon la Kabbale, la seule manière de trouver des réponses à la vérité que nous cherchons, est à travers notre capacité individuelle à prendre la responsabilité de nos vies.

La croissance spirituelle commence par une conscience active du rôle que nous-mêmes jouons au sein de ce qui nous arrive à tout moment, par une conscience qui nous pousse à changer nos actes habituels de suffisance, ce qui en contrepartie nous conduit vers des niveaux de conscience supérieurs.

Cependant, la réalité est que bon nombre de personnes n’est pas vraiment intéressé par l’accomplissement d’une véritable croissance spirituelle. Pour la plupart, le but ultime est de se sentir bien, et pas nécessairement de connaître la vérité. Pour cette raison, bon nombre de chercheurs préfèrent en général suivre « des voies spirituelles » de tranquillité et de confort, voies qui ne requièrent aucunes actions de leur part pour manifester un changement.

Par exemple, beaucoup de personnes aiment se rendre dans des endroits où elles peuvent psalmodier, entendre de la musique, se serrer dans les bras les unes les autres et se sentir bien. En effet, se serrer dans les bras et psalmodier fait que l’on « se sent bien », mais ces sensations chaleureuses et confuses sont des sentiments basés sur l’émotion. Dieu en est témoin, les émotions peuvent être merveilleuses lorsqu’elles nous poussent à partager et à nous connecter à la Lumière, mais elles ne sont pas, par essence, spirituelles. Lorsque nous parlons de vérité, nous ne parlons pas des sensations ou des conditions qui sont présentes seulement sur le moment, nous parlons de croissance permanente et éternelle.

Certes vous pouvez alors demander : « OK, donc, si tout ceci est vrai alors quelles sont les manières par lesquelles je peux manifester mon désir d’une véritable croissance spirituelle ? »

Un point de départ est d’essayer d’identifier nos fautes. Oui, ceci est très difficile car la plupart d’entre nous soit nions soit refusons catégoriquement d'accepter le fait que nous sommes porteurs dans notre personnalité d’imperfections permanentes. Mais ces défauts sont les expressions de notre croissance spirituelle à savoir qu’ils nous montrent où nous en sommes sur le moment. Ils sont la source des voiles au travers desquels nous ne pouvons pas voir mais ils peuvent également fournir les opportunités de lever ces voiles.

La colère, la haine, l’envie, la plupart d’entre nous savons si nous avons ces traits de caractère en nous. Nous savons quand nous sommes en colère, quand nous explosons, quand nous blessons les autres intentionnellement par notre incapacité à résister à nos émotions.

Mais qu’en est-il de nos défauts de caractère les plus subtiles ? Les comprenons-nous et les reconnaissons-nous vraiment ? Avons-nous la capacité de voir comment, dans nos conversations avec les autres, les détails au sujet de la vie d’une autre personne ou bien notre opinion sur les autres, subtilement, se glissent dans la discussion ? Il se peut que cela ne soit pas du niveau de « lashon hara », « la médisance », mais si nous nous écoutons vraiment, nous découvrirons que nous sommes en train de porter des jugements catégoriques.

Peut-être trouvons-nous que les autres sont trop snobs, trop bruyants et trop impatients dans leur manière d’interagir avec nous. Ces pensées hypercritiques, par essence, nous coupent de notre croissance spirituelle, mais pire encore, elles sont chargées négativement lorsque nous les exprimons aux autres et lorsque nous calomnions une personne qui n’est même pas présente.

Dans le mois de « Elul », la porte spirituelle est un petit peu plus entrebâillée qu’à d’autres moments de l’année. Elle est entrebâillée afin que nous puissions nous connecter à la Lumière. Cependant, parce qu’il y a toujours un potentiel égal d’obscurité et de Lumière, la porte est également entrebâillée pour que l’aspect négatif entre. Par conséquent, nous devons être très attentifs et conscient de nos interactions quotidiennes, si petites soient-elles, dans nos vies.

Dans le même temps, nous devons reconnaître que nous sommes seuls responsables de nos actions négatives. Ce n’est que de cette manière que nous pouvons commencer à les corriger et avancer dans notre processus spirituel car si nous voulons nous rapprocher de la chaleur du soleil, nous ferions mieux de commencer, en premier lieu, à lever les voiles.

Par Karen BERG

Vendredi 2 août 2013